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Mode de vie et règles hygiénodiététiques pour la prévention de la prématurité spontanée chez la femme enceinte asymptomatique / E. Maisonneuve in Revue sage-femme (La), n° 2 ([01/04/2017])
[article]
Titre : Mode de vie et règles hygiénodiététiques pour la prévention de la prématurité spontanée chez la femme enceinte asymptomatique Type de document : Article Auteurs : E. Maisonneuve, Auteur Année de publication : 2017 Article en page(s) : p. 145-161 Langues : Français (fre) Mots-clés : ACTIVITE PHYSIQUE
ALCOOL
ALIMENTATION
ANXIETE
CANNABIS
COCAINE
CONDITION DE TRAVAIL
CONSULTATION
DEPRESSION
FACTEUR DE RISQUE
GROSSESSE
GROSSESSE MULTIPLE
HYGIENE ALIMENTAIRE
HYGIENE BUCCODENTAIRE
PREMATURITE
PREVENTION
PSYCHOPATHOLOGIE
REVUE DE LITTERATURE
RISQUE
SEXUALITE
STRESS
TABAC
TRAITEMENT DE SUBSTITUTION
TRANSPORT
TRAVAIL
VIE QUOTIDIENNERésumé : Objectif
Établir des recommandations concernant les habitudes de vie des femmes enceintes et leur impact sur le risque d’accouchement prématuré.
Matériel et méthodes
Recherche bibliographique effectuée sur les bases de données Pubmed et Cochrane. Cette revue de la littérature ne concerne que les patientes asymptomatiques pour la grossesse en cours.
Résultats
Concernant l’activité professionnelle, il existe une légère augmentation du risque de prématurité seulement chez les patientes travaillant plus de 40heures par semaine ou ayant des conditions de travail physiquement éprouvantes selon un score évaluant la pénibilité au travail (NP2). Avec un temps de travail hebdomadaire de 35h, il n’est pas recommandé de proposer systématiquement un arrêt de travail afin de prévenir la prématurité (grade B). La pratique d’une activité sportive régulière pendant la grossesse n’augmente pas le risque d’accouchement avant 37 SA (NP2) et est recommandée chez les femmes présentant une grossesse normale (grade A). Les rapports sexuels pendant la grossesse n’augmentent pas le risque de prématurité (NP2), même chez les patientes avec un antécédent d’accouchement prématuré (NP3). L’alimentation riche en fruits, légumes et céréales complètes pourrait être associée à une réduction de la prématurité spontanée (NP3), alors que les supplémentations en vitamine D et oméga-3 n’ont pas d’effet sur le terme d’accouchement (NP1). Il est ainsi recommandé de conseiller un régime alimentaire riche en fruits, légumes et céréales complètes (grade C). La consommation tabagique est associée à une augmentation de la prématurité spontanée (NP2). Les interventions de sevrage tabagique aboutissent à un sevrage pendant la grossesse dans seulement 6 % des cas et sont associées à une diminution de la prématurité de 14 % (NP1), alors que les substituts nicotiniques seuls, tels que les patchs de nicotine, n’ont pas d’effet ni sur le sevrage tabagique ni sur la prématurité (NP1). Le sevrage tabagique est donc recommandé chez les patientes enceintes, quel que soit le stade de la grossesse (grade A). Les troubles psychologiques tels que la dépression, l’anxiété et le stress maternel sont significativement associés à la prématurité globale (NP1). Chez les patientes asymptomatiques avec un col court, le repos au lit n’est pas associé à une diminution de la prématurité (NP3) et n’est donc pas systématiquement recommandé (grade C). Pour les grossesses multiples asymptomatiques, l’hospitalisation préventive avec repos au lit n’est pas recommandée (grade A), d’autant plus que le repos au lit pendant la grossesse est associé à un risque accru de complications thrombo-emboliques (NP3).
Conclusion
Parmi les facteurs de risque modifiables de prématurité spontanée, le sevrage tabagique a fait la preuve de son efficacité sur la diminution de la prématurité. Le régime riche en fruits, légumes et fibres pourrait également être associé à une diminution de la prématurité spontanée.Cote : Permalink : https://pmb.pfps-churennes.bzh/pmb_ifsi/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id
in Revue sage-femme (La) > n° 2 [01/04/2017] . - p. 145-161[article] Mode de vie et règles hygiénodiététiques pour la prévention de la prématurité spontanée chez la femme enceinte asymptomatique [Article] / E. Maisonneuve, Auteur . - 2017 . - p. 145-161.
Langues : Français (fre)
in Revue sage-femme (La) > n° 2 [01/04/2017] . - p. 145-161
Mots-clés : ACTIVITE PHYSIQUE
ALCOOL
ALIMENTATION
ANXIETE
CANNABIS
COCAINE
CONDITION DE TRAVAIL
CONSULTATION
DEPRESSION
FACTEUR DE RISQUE
GROSSESSE
GROSSESSE MULTIPLE
HYGIENE ALIMENTAIRE
HYGIENE BUCCODENTAIRE
PREMATURITE
PREVENTION
PSYCHOPATHOLOGIE
REVUE DE LITTERATURE
RISQUE
SEXUALITE
STRESS
TABAC
TRAITEMENT DE SUBSTITUTION
TRANSPORT
TRAVAIL
VIE QUOTIDIENNERésumé : Objectif
Établir des recommandations concernant les habitudes de vie des femmes enceintes et leur impact sur le risque d’accouchement prématuré.
Matériel et méthodes
Recherche bibliographique effectuée sur les bases de données Pubmed et Cochrane. Cette revue de la littérature ne concerne que les patientes asymptomatiques pour la grossesse en cours.
Résultats
Concernant l’activité professionnelle, il existe une légère augmentation du risque de prématurité seulement chez les patientes travaillant plus de 40heures par semaine ou ayant des conditions de travail physiquement éprouvantes selon un score évaluant la pénibilité au travail (NP2). Avec un temps de travail hebdomadaire de 35h, il n’est pas recommandé de proposer systématiquement un arrêt de travail afin de prévenir la prématurité (grade B). La pratique d’une activité sportive régulière pendant la grossesse n’augmente pas le risque d’accouchement avant 37 SA (NP2) et est recommandée chez les femmes présentant une grossesse normale (grade A). Les rapports sexuels pendant la grossesse n’augmentent pas le risque de prématurité (NP2), même chez les patientes avec un antécédent d’accouchement prématuré (NP3). L’alimentation riche en fruits, légumes et céréales complètes pourrait être associée à une réduction de la prématurité spontanée (NP3), alors que les supplémentations en vitamine D et oméga-3 n’ont pas d’effet sur le terme d’accouchement (NP1). Il est ainsi recommandé de conseiller un régime alimentaire riche en fruits, légumes et céréales complètes (grade C). La consommation tabagique est associée à une augmentation de la prématurité spontanée (NP2). Les interventions de sevrage tabagique aboutissent à un sevrage pendant la grossesse dans seulement 6 % des cas et sont associées à une diminution de la prématurité de 14 % (NP1), alors que les substituts nicotiniques seuls, tels que les patchs de nicotine, n’ont pas d’effet ni sur le sevrage tabagique ni sur la prématurité (NP1). Le sevrage tabagique est donc recommandé chez les patientes enceintes, quel que soit le stade de la grossesse (grade A). Les troubles psychologiques tels que la dépression, l’anxiété et le stress maternel sont significativement associés à la prématurité globale (NP1). Chez les patientes asymptomatiques avec un col court, le repos au lit n’est pas associé à une diminution de la prématurité (NP3) et n’est donc pas systématiquement recommandé (grade C). Pour les grossesses multiples asymptomatiques, l’hospitalisation préventive avec repos au lit n’est pas recommandée (grade A), d’autant plus que le repos au lit pendant la grossesse est associé à un risque accru de complications thrombo-emboliques (NP3).
Conclusion
Parmi les facteurs de risque modifiables de prématurité spontanée, le sevrage tabagique a fait la preuve de son efficacité sur la diminution de la prématurité. Le régime riche en fruits, légumes et fibres pourrait également être associé à une diminution de la prématurité spontanée.Cote : Permalink : https://pmb.pfps-churennes.bzh/pmb_ifsi/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id Exemplaires(1)
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